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Brain Damage - Talk The Talk LP


Nouvel album : « Talk the Talk »
Sortie le 21 oct. 2016 • Jarring Effects

Featuring Horace Andy, Willi Williams, Winston McAnuff, Kiddus I, Ras Michael, Sam Clayton Jr, Stephen Stewart
& Mc Father Wee Pow from the Mighty Stone Love.

En 2015, Brain Damage présentait l’album « Walk The Walk », que beaucoup considèrent désormais comme l’une des pièces maîtresses de sa discographie, constitué de 10 chansons originales, composées en collaboration avec les légendaires Horace Andy, Willi Williams, Winston Mc Anuff, Ras Michael ou encore Kiddus I, rencontrés à Kingston, Jamaïque, au mythique Harry J studio.Un an plus tard, nous saluons donc l’arrivée de « Talk the Talk », compilant les versions dub de chacun de ses morceaux.

Pour les mettre en valeur, le producteur a choisi de les faire introduire vocalement comme il était de bon ton de le faire jadis, en faisant appel à une autre légende, en la personne de Father Wee Pow, le créateur de l’incontournable sound system jamaïcain Stone Love, qui fait la pluie et le beau temps sur l’île depuis… 1972… Chaque version dub se déroule alors, à grands renforts d’échos, de réverbérations,Singers Talk The Talk de surprises, faux accidents et vraie maîtrise via des manipulations de textures sonores parfois bruitistes, juxtaposées aux refrains ravageurs des Elders, apparaissant ça et là comme autant de références aux versions originales… On remarque également que chaque titre se conclue de façon systématique par des interventions vocales sous forme d’extraits d’interviews des chanteurs, réalisées à la suite des sessions effectuées au Harry J studio un an auparavant, grâce à la complicité des deux producteurs, Sam Clayton Jr et Stephen Stewart, sans qui ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Paradoxalement, si Brain Damage est depuis de nombreuses années considéré comme l’un des principaux acteurs de la scène dub française et internationale, on a le sentiment que « Talk the talk » est son premier véritable album dub. S’il s’apparente à un exercice de style, il est surtout un élément essentiel au sein d’un projet plus conséquent, auquel vient s’ajouter une autre partie nécessaire à sa compréhension, sous forme de documentaire cette fois-ci.

Accompagné lors de son séjour jamaïcain par le réalisateur Wasaru, il est apparu comme une évidence à Brain Damage que la matière qu’ils tenaient avec « Walk the Walk » dépassait le cadre artistique : entendre ces légendes vivantes raconter leurs souvenirs d’enfance a en effet une valeur patrimoniale significative. Entre photographie de la vie jamaïcaine des années 60 et 70, anecdotes sur les personnages et évènements mythiques de l’île et confidences intimes, ce sont autant d’histoires dans l’Histoire que racontent en 8 épisodes cette « série documentaire ».
L’expression anglaise « talk the talk, walk the walk » signifiant « joindre le geste à la parole » paraît parfaitement illustrée par ce projet dans sa globalité, tant chacun de ses aspect a été pensé, et intellectualisé, avant même sa réalisation.


► FATHER WEE POWMc Father Wee Pow from the mighty Stone Love

C’est en 1972 que Winston « Wee Pow » Powell crée le sound system Stone Love. Rapidement reconnu pour sa qualité sonore, il devient rapidement l’un des plus populaire en Jamaïque. Encore en activité de nos jours, il est une véritable institution, et par extension, un indicateur de tendances stylistiques dont les influences se propagent régulièrement mondialement, à l’image de chaque courant qui a pu naître en Jamaïque depuis de très nombreuses années. L’un des secrets de la longévité du projet de Wee Pow semble être lié au fait qu’il excelle dans l’art de s’entourer de la fine fleur des Djs et autres selecters de l’île, insufflant la fraicheur et la jeunesse nécessaire à une volonté de renouvellement permanent.

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