Spoken Dub Manifesto Vol. 1

2006 • cd, digital • Jarring Effects

01 • Intro • 00'56"
02 • Sterile • 04'32"
03 • Fenetres • 05'23"
04 • Embolism • 04'41"
05 • Mistaken identity • 04'59"
06 • Metroconversation • 03'35"
07 • Under the ground • 05'39"
08 • Mad truth • 03'20"
09 • Rahtid • 04'03"
10 • The beer mystic's last day on the planet • 07'56"
11 • Pure scenario • 05'26"
12 • Final enclosure • 04'12"

Une nouvelle fois, avec ce troisième album, Brain Damage surprend, propose et prend des risques. Toujours attaché tant au fond qu’à la forme de ses créations, le duo propose ici une relecture personnelle de la « dub poetry », genre mis au goût du jour en Jamaïque, à la fin des années 70, par des artistes comme Prince Far I, LKJ, ou encore Oku Onuara. Pas moins de 11 collaborations avec des vocalistes / poètes / écrivains, d’origines et de sensibilités diverses, ont abouti à ce « manifeste du dub parlé », qui, comme son nom l’indique, s’est construit autour d’un seul et même fil conducteur : le spoken word, comprenez poésie récitée, et non chantée.

Il est amusant d’observer la liberté prise par chacun des différents intervenants au sein de ce cadre, à priori réducteur. Certains écrivent, d’autres improvisent. Certains chuchotent, d’autres scandent. Certains s’impliquent, d’autres compliquent. La présence de multiples instrumentistes apporte également chaque fois un peu plus de richesse et de diversité au projet. L’utilisation de percussions, guitares préparées, vibraphone, flûtes orientales ( Duduk / Ney ), et autres expérimentations électro-acoustiques, marque une évolution dans le processus de création de Brain Damage, où tous les samples ont donc été composés et interprétés, à défaut d’être, une nouvelle fois, empruntés.

Au final, près de 20 personnes ont participé à la confection de cet album : vocalistes, instrumentistes, techniciens, graphistes. C’est donc sans doute une certaine manière d’inventer, de s’entourer, de créer, et de présenter ses différents travaux, qui définit désormais le mieux le style du duo. Plus que jamais, le projet Brain Damage revêt une forme hybride, ouverte, en permanente évolution, à l’image de ses créations, et du style dans lequel il évolue, le dub, qui, de plus en plus affranchi de sa forme originelle, sur cet album, n’est même plus instrumental. C’est là tout le paradoxe du « spoken dub » !

Les invités : Mark Stewart (UK), Giovanni « Subtitle » Marks (US), Dylan Bendall (UK/F), Mohammed El Amraoui (Mar/F), Hakim Bey (US/TAZ), Black Sifichi (UK/US/F), Suzanne Thoma (Aut/Can), Ted Milton (UK), Sam « Kronik » Clayton (Jam/F), Bart Plantenga (US/Nd), Emiko Ota (Jap)

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